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Alain Mongrenier

50 ans de création
à la ferme Courbet

Cet artiste picard mêle réalisme et expressionnisme. Il confesse ainsi une filiation avec Munch, Bosch, Grünewald, et surtout Egon Schiele, mais aussi avec Courbet. À Flagey, la ferme Courbet présente 35 œuvres représentatives de son parcours.

 

Dans la lignée de Courbet, c’est le quotidien qui retient l’intérêt d’Alain Mongrenier, les paysages ordinaires, les visages familiers dont il saisit la puissance de vie. Mais il développe une dramaturgie plastique toute personnelle, intime et sensuelle, qui l’inscrit dans le sillage des expressionnistes, en particulier Egon Schiele. De même, ce sont les matériaux simples, déjà marqués par le temps, les encres, pastels, crayons qui satisfont sa rapidité d’exécution.

Un homme libre

Né en 1940 en Picardie, il entre à 15 ans à l’école des Beaux-arts d’Amiens, se voit proposer sa première exposition à 18 ans. Dans les années 60, il est marqué par sa rencontre avec Alberto Giacometti et Paul Rebeyrolle. Si, à ses débuts, son univers est qualifié de sombre, avec le temps, ses sources d’inspiration deviennent plus légères, ainsi que son trait.

« J'ai rencontré Alain Mongrenier alors qu'il venait visiter le musée d’Ornans avec des amis du Doubs, se souvient Frédérique Thomas-Maurin, conservateur en chef. En l'écoutant et en découvrant son travail, je pensais à cette phrase de Courbet : "Je n'aime pas l'art pour l'art, ni les cercles distingués des beaux esprits sans vergogne. Je trouve mon affaire partout et je tire les conclusions que je désire. Je prends ce que je pense dans la nature, et pour moi l'ensemble des hommes et des choses, c'est la nature."   Cette citation s’applique bien à cet homme libre et discret qui va à l’essentiel. »

 

Traits pour traits, dessins et peintures d’Alain Mongrenier, à la ferme Courbet, Flagey, jusqu’au 7 juin.



 
ADM