Pays de Courbet, pays d'artisteMentions légales |  | 
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L'atelier du peintre

Le dernier atelier où Courbet vécut et travailla de 1860 à son exil en 1873 a été acquis par le Département du Doubs en 2008. Ce nouveau lieu s’inscrit pleinement dans le projet « Pays de Courbet, Pays d’artiste » aux côtés du musée, de la ferme de Flagey, de la Source de la Loue et des sentiers Courbet.


L’atelier est actuellement fermé au public pour travaux d’étude et de restauration.

La valorisation de ce lieu si cher à l’artiste permettra, après sa restauration, de compléter les actions du musée par des expositions temporaires et des ateliers artistiques qui mettront l’accent sur les pratiques picturales propres à Courbet et sur son intérêt pour la photographie. Dans sa correspondance, Courbet détaille la décoration intérieure de cet atelier que nous reconstituerons au mieux pour en faire un endroit mythique mais surtout vivant par toutes les activités développées dans ses 200 m².



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 Histoire de l’Atelier

 

Gustave Courbet rejoint Paris dès 1839 mais il revient chaque année dans sa ville natale. Lorsqu’il y réside, il travaille dans un petit atelier aménagé dans le grenier de la maison de ses grands-parents maternels. Ce lieu, aujourd’hui propriété privée, existe toujours place Courbet à Ornans. Trop étroit et mal éclairé, il ne permet pas à l’artiste d’y travailler à son aise.

 

Dès 1858, alors que Courbet connaît un certain succès et dispose d’assez d’argent, il envisage la construction d’un grand atelier. Il commence à acheter de nombreux terrains à l’entrée ouest d’Ornans en bordure de la route venant de Besançon jusqu’à la Loue en contre bas. En 1859, Courbet demande à son ami l’architecte fouriériste Léon Isabey, qui a conçu son pavillon du Réalisme en 1855 à Paris, de réaliser les plans de cet atelier. Isabey propose un projet  trop urbain et onéreux.

 

Finalement le 6 mars 1860 Courbet achète une ancienne fonderie et entreprend toute une série d’aménagements intérieurs dont le détail est connu par la correspondance de l’artiste et le récit de ses amis comme par exemple le sculpteur salinois Max Claudet qui  en 1864 note : « L’atelier était vaste; sur chaque méplat qui reliait le mur au plafond, Courbet avait peint deux superbes fresques : une vue de l’Escaut, le fleuve se jetant dans la mer, et la Seine à Bougival avec de beaux arbres se mirant dans l’eau ».

 

Courbet viendra régulièrement dans cette maison qui est aussi son domicile quand il est en Franche-Comté. En février 1871 l’armée prussienne arrive à Ornans et vandalise l’atelier de Courbet. A la suite de la Commune de Paris, il est emprisonné. Libéré en mai 1872, il revient à Ornans où il passe la fin de l’année à refaire son atelier. Le 20 juillet 1873 il  prend le chemin de l’exil en Suisse en disant : « Enfin, ils sont arrivés à leurs fins. Je suis définitivement expulsé de France. » 

 

Tout au long de la période qui suit, l’atelier se trouve au cœur de ses préoccupations : « Tout ce que je possède va être saisi. Ce qui me contrarie, c’est mon atelier » (à son ami et collaborateur Cherubino Pata, 26 février 1873). Pour lui, son atelier d’Ornans constitue le fondement de sa pratique artistique : « Quoi qu’on m’ait pris des valeurs, des tableaux […], il faut au moins, c’est ce que je réclame au pis aller, que je conserve mon atelier d’Ornans à tout prix, qui est hypothéqué avant toutes poursuites et légalement. Je ne pourrais jamais en faire reconstruire un autre, c’est trop cher et trop difficile. S’ils poursuivent en attaquant l’hypothèque, je crois que je renoncerai à la peinture. » (à Castagnary, 3 avril 1876)

 

A la mort de Courbet le 31 décembre 1877, sa sœur Juliette devient sa légataire universelle conformément au souhait émis par le peintre dans son testament. Juliette hérite donc de la maison d’habitation dite Villa Courbet, du jardin et du Chalet construit dans ce jardin.

 

Elle souhaite faire de ce lieu un endroit où la présence de son frère et de son œuvre reste vivante, c’est pourquoi elle songe très vite à l’agrandir d’une pièce contiguë pour y exposer les peintures de l’artiste et y recevoir ses amis et admirateurs.      

 

A sa mort le 14 mars 1915, Juliette Courbet lègue ses biens à deux de ses amies. Félicie Lapierre, héritière de la propriété, la vend en deux lots : le premier comprenant la Villa et le jardin le 27 décembre 1918, le second contenant le chalet le 12 octobre 1932. Et ce sont à leurs descendants que le Département du Doubs achète le dernier atelier de Courbet.


Informations pratiques
Atelier du peintre
14 avenue de Lattre de Tassigny - 25290 Ornans
 

L'atelier est actuellement fermé pour travaux



 
ADM