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Gustave Courbet

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Gustave Courbet dans le jardin de son atelier à Ornans en juin 1864.

1819 : Gustave Courbet naît à Ornans le 10 juin dans une famille de propriétaires terriens.

 

1833-1838 : Il suit son premier enseignement artistique auprès de Claude-Antoine Beau au petit séminaire d'Ornans et avec Charles Antoine Flajoulot au collège royal de Besançon. Ses premiers paysages datent de cette période.

 

1839 : Courbet arrive à Paris pour suivre les études de droit auxquelles son père le destine. Il abandonne rapidement cette voie encouragé par ses professeurs de peinture Carl August Von Steuben puis Nicolas Auguste Hesse. Tout au long de sa carrière parisienne, il ne cessera de revenir à Ornans auprès des siens.

 

1840 : Premières copies au Louvre.

 

1844 : Première admission au Salon avec Portrait de l'Artiste, dit Courbet au chien noir (Petit Palais, Paris).

 

1845 : Courbet écrit à ses parents "il faut que dans cinq ans j'aie un nom dans Paris". Il fréquente la brasserie Andler et la bohème artistique, se lie d'amitié avec Champfleury et Baudelaire.

 

1846 : Il visite la Belgique et les Pays-Bas, découvrant la peinture des maîtres flamands qui le marque profondément.

 

1847 : Il rencontre et se lie d'amitié avec Pierre-Joseph Proudhon. Naît un fils de la liaison avec son modèle Virginie Binet. Il réalise à la demande de l'église de Saules un Saint Nicolas ressuscitant les petits enfants (Musée Départemental Courbet).

 

1848 : Courbet participe pacifiquement aux journées révolutionnaires avec ses amis Promayet, Baudelaire, Toubin et Champfleury.

 

1849 : Au Salon, il envoie Une après-dînée à Ornans (Palais des Beaux-Arts, Lille), tableau grâce auquel il se distingue avec une deuxième médaille d'or.

 

1850 : Il peint dans son premier atelier d'Ornans (actuelle place Courbet) Un enterrement à Ornans (Musée d'Orsay, Paris) pour lequel les habitants de la ville posent. Courbet le présente au Salon : il créé scandale et étonnement car pour la première fois un sujet de la vie quotidienne est peint dans les dimensions jusque-là réservées aux thématiques jugées " nobles " (scènes religieuses, historiques, mythologiques). Figurent également au Salon Les Casseurs de pierre (détruit) et Les paysans de Flagey revenant de la foire (Musée des Beaux-Arts, Besançon).

 

1853-54 : Rencontre avec Alfred Bruyas, qui devient son mécène et ami. Courbet lui rend visite à Montpellier au cours de l'été 1854. Il peint La rencontre (musée Favre, Montpellier).

 

1855 : Courbet décide d'organiser une exposition personnelle dans un pavillon qu'il fait construire à quelques pas du salon officiel et qu'il intitule le Pavillon du Réalisme. Il y présente son tableau L'Atelier (musée d’Orsay, Paris) qu'il définit comme " Allégorie réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique ".

 

1856 : Il peint Les Demoiselles des bords de Seine (Petit Palais, Paris) qu'il présente au Salon l'année suivante, scandalisant l'opinion générale.

 

1858-60 : Il acquiert des terrains à la sortie ouest d'Ornans ainsi qu'une ancienne fonderie afin de se constituer un atelier qu'il veut au plus près de la nature.

 

1860 : Rencontre avec Jules Castagnary, critique d'art qui soutiendra Courbet jusqu'à sa mort.

 

1862 : Courbet réalise Le pêcheur de chavots, sculpture qu'il offre à la ville d'Ornans pour orner la fontaine de la place des Iles-Basses (actuelle place Courbet). Le peintre séjourne près de Saintes chez son ami Etienne Baudry. Il y peint notamment Le retour de Conférence (œuvre disparue), refusé au Salon l'année suivante.

 

1865 : Suite au décès du philosophe Proudhon le 19 janvier, Courbet peint son portrait en 36 jours pour pouvoir le présenter au Salon. A l'automne, il séjourne à Trouville où il fréquente la haute société mais aussi le peintre américain James Whistler et sa compagne Joanna  Hiffernan dont il réalise plusieurs portraits.

 

1866 : Séjour à Deauville chez le Comte de Choiseul avec les peintres Eugène Boudin et Claude Monet. Il réalise pour le diplomate turc Khalil Bey L'Origine du Monde (Musée d'Orsay, Paris).

 

1870 : En juin, Courbet est nommé chevalier de la Légion d'honneur, titre qu'il refuse. Le 6 septembre, dans Paris assiégé, il est élu président de la Commission des arts chargée de la sauvegarde des œuvres d'art parisiennes.

 

1871 : Sous la Commune, Courbet est élu conseiller municipal du 6ème arrondissement et nommé délégué aux Beaux-Arts. Un décret décide d'abattre la colonne Vendôme alors que Courbet est absent et qu'il préconisait seulement de la déplacer. Pour cela, il est condamné le 6 juin à six mois de prison et 500 francs d'amende. Il est transféré à la prison de Sainte Pélagie en septembre (Autoportrait à Sainte Pélagie, Musée Départemental Gustave Courbet) puis fin décembre, en raison de problèmes de santé, à la clinique du Docteur Duval à Neuilly.

 

1872 : sorti de clinique en avril, Courbet retourne à Ornans. Devant l'affluence des commandes, il ouvre un atelier de collaboration avec de jeunes peintres tels que Cherubino Pata et Marcel Ordinaire. Il peint de nombreux paysages des environs et aussi des répliques de ses marines normandes précédentes.

 

1873 : Poursuivi pour ses activités pendant la Commune, Courbet s'exile en Suisse avec l'aide de sa fidèle amie Lydie Joliclerc. Il s'installe à la Tour-de-Peilz où le rejoint Cherubino Pata. Il commence à peindre une série de tableaux représentant le Château de Chillon dont un se trouve dans la collection du Musée Départemental Courbet.

 

1877 : Le 4 mai, Courbet est condamné par le tribunal civil de la Seine à payer les frais de reconstruction de la colonne estimés à 323 091,668 francs. A l'automne, la santé du peintre se détériore rapidement et le 31 décembre, Courbet meurt avant d'avoir payé la première traite qu'il s'était engagé à verser.

 
ADM